• Romance, humour, aventure et Histoire... La romance, oui, mais encore ?

     

    En matière de lecture, chacun ses goûts ; et en matière d'écriture, chacun son style. Chaque auteur a une façon bien à lui de relater une histoire, de retranscrire ses émotions au travers d'un texte. J'en suis bien consciente, aussi je me suis interrogée sur ma façon d'aborder la romance.

     

    Si l'on me demandait quelle est ma façon d'aborder la romance, je citerais quatre thèmes dont je m'inspire plus ou moins pour épicer mes histoires d'amour.

     

    L'Histoire

    Je ne présente plus mon goût prononcé pour l'Histoire : il suffit d'aller jeter un coup d'œil ICI ou LA.

     

    L'aventure

    J'aime les récits d'aventures. Et je pense que l'on peut concilier la romance avec un peu d'action. Bien sûr, le point central demeure l'intrigue amoureuse, l'entreprise de séduction des deux héros, leur rapprochement plus ou moins difficile  : pas question de sortir du cadre de la romance. J'essaie cependant de corser un peu les situations des personnages, les péripéties qu'ils vont affronter... Car un peu d'action ne peut que donner plus de relief à l'histoire, même à une histoire d'amour.

     

    Le fantastique

    J'ai conservé des lectures de mon adolescence un goût pour le fantastique, c'est-à-dire l'incursion dans le monde réel de phénomènes magiques ou surnaturels, mais à petite dose... A mon sens, trop de fantastique tue le fantastique ! Je ne suis pas fan du genre bit-lit, etc. Alors je me contente de saupoudrer certaines scènes d'un soupçon d'étrange, d'inexpliqué... Le fantastique se cantonne dans mes textes à une rencontre brève et inattendue avec un phénomène mystérieux, comme cela arrive parfois dans la réalité. 

    Juste assez pour rêver un peu.

     

    Une touche d'humour...  

     Enfin, impossible pour moi d'écrire trop "premier degré"... Quand une scène a un potentiel comique, ou cynique, je ne peux pas m'empêcher de l'exploiter ! sarcastic Que les choses soient claires, on ne parle pas de blagues de Toto... Mais juste d'une touche de second degré au bon moment, histoire de ne pas trop se prendre la tête et donner à la scène une dimension un peu plus large.

     

    Voilà les quatre points où se situent, je pense, les caractéristiques de mes romances. Qu'en pensez-vous ? Avez-vous ressenti l'influence de ces thèmes dans mes écrits, ou bien auriez-vous utilisé d'autres mots pour définir ma façon d'aborder la romance ?

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  • Parution de la Fleur des Highlands en format papier

    Le Père Noël est passé en avance, cette année !

     

    Mon deuxième roman, La Fleur des Highlands, qui était paru sur Amazon Kindle en juin dernier (infos ICI et ICI), vient de sortir en format papier aux éditions La Plume de l'Argilète. Il sera disponible prochainement sur le site des éditions, que je vous invite d'ailleurs à découvrir dès à présent.

     

    Avis aux amateurs de livres en papier ! wink2 Ma petite Fleur écossaise sera bientôt prête à rejoindre vos étagères.

     

     

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  • Histoire et romance : le juste équilibre à trouver La question qui se pose est la suivante : dans quelles proportions doit-on privilégier la petite histoire (l'intrigue amoureuse, l'évolution des personnages) au sein de la grande histoire (le cadre historique construit le plus fidèlement possible) ?

     

    Pour moi, il s'agit d'un savant dosage, dont un excès dans un sens ou dans l'autre peut lasser le lecteur et le pousser à refermer le livre - ou à éteindre sa liseuse. Le cadre historique doit être le plus proche possible de la réalité : pas question de jouer avec l'Histoire ou bien de jongler avec les dates... L'Histoire se respecte ! Mais attention...

     

    Il ne faut pas oublier non plus que le lecteur d'une romance n'a pas acheté un livre d'histoire, mais une romance. Rien de tel pour lasser le lecteur que de l'embarquer dans une dissertation historique, sous prétexte de montrer ses connaissances ! Car la magie est alors rompue. Moi la première, même si j'aime l'histoire, j'attends d'une romance qu'elle me permette de rêver et non de prendre un cours ; si je veux lire un livre d'histoire, j'ouvre un livre d'histoire.

     

    A mon sens, lorsqu'on a établi un cadre suffisamment précis, priorité doit ensuite être faite à l'intrigue. L'histoire entre les personnages doit être crédible, et pour cela on doit "lâcher la bride" aux personnages et les laisser évoluer d'eux-mêmes dans l'univers qu'on leur a créé. Et là, un nouveau problème ne tarde pas à se poser...

     

    Pour rester dans le cadre de la romance, avec ses codes et ses impératifs, l'auteur est parfois confronté à un cruel dilemme... Accepter, ou pas, un certain degré d'anachronisme dans la pensée et les actions des personnages.  Je m'explique : dans certaines situations, de véritables hommes et femmes du temps passé n'agiraient pas comme nous, n'auraient pas les mêmes réflexions. C'est un fait. Mais rester accrochés à une vision purement historique nous conduirait alors à sortir du cadre de la romance !

     

    Je pense en particulier à la façon d'aborder l'amour et le mariage, point central de l'intrigue d'une romance. Si l'on devait évoquer la chose historiquement, les mariages arrangés ne seraient pas vraiment idylliques, les personnages auraient un champ d'action beaucoup moins large, la religion et l'enfantement occuperaient le centre des préoccupations conjugales... Et le viol serait monnaie courante. Rien que pendant la Renaissance, saviez-vous que si la jeune femme acceptait d'écouter les flatteries de son soupirant, celui-ci était en droit de passer aux actes ? Aux yeux de tous, elle avait donné son accord tacite rien qu'en accueillant favorablement ses mots doux. A autre époque, autres mœurs... Et, soyons réalistes, il est impossible d'écrire une romance historique en conservant les mœurs de l'époque en question ! sarcastic  

     

    Pour ma part, j'essaie de rester le plus fidèle possible au cadre historique, sans perdre de vue que j'écris de la romance... Et lorsque cela s'avère indispensable, je m'autorise à conférer un soupçon de modernité à mes personnages, afin de créer une belle histoire romantique.

     

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    Explorer le temps...

     

    Pourquoi de la romance historique ?

     

    L'un des principaux intérêts de la romance, d'après moi, est un cadre historique. Je ne nie pas que certaines romances contemporaines soient très bien écrites et très agréables à lire ; j'ai même en tête quelques titres que j'ai lus et appréciés. Il s'agit simplement d'un goût personnel, à la fois en tant que lectrice et en tant qu'auteur.

     

    Tout d'abord, j'aime l'Histoire. J'ai étudié l'Histoire de l'Antiquité à l'université, et ce n'est pas pour rien : c'est mon tout premier centre d'intérêt. Romance ou pas, toutes mes lectures parlent d'Histoire... De toutes les périodes, de tous les pays. C'est plus fort que moi, le passé m'attire et me passionne, et plus particulièrement les hommes et femmes du passé. Leurs vies, leurs actes, leurs pensées, leurs rêves.

     

    Ensuite, dans le cadre de la romance, je trouve que cela apporte un petit plus au niveau psychologique - et comme vous le savez peut-être si vous connaissiez mon ancien blog, consultable ICI, ce que j'aime avant tout dans la romance, c'est l'étude des comportements humains. Pourquoi tel ou tel personnage, suivant son époque et son milieu social, sera susceptible de réagir de telle ou telle façon... J'adore étudier la psychologie de mes personnages, établir leur caractère et leur mode de fonctionnement pour ressusciter, le temps d'une lecture divertissante, un pan d'Histoire à travers leur personnalité. Bien évidemment, comme il s'agit de romance, on est parfois contraint de canaliser leurs réactions hypothétiques, de filtrer leurs pensées, car la réalité brute ne serait pas forcément en adéquation avec le style de notre récit ; j'en reparlerai dans un futur article. wink2

     

    A ce sujet, je trouve la romance contemporaine, dans sa grande majorité, désespérément accrochée à quelques clichés tels que "la romance actuelle n'en est plus une, donc il faut des héros cyniques et froids, pas du tout romantiques", "il faut utiliser un vocabulaire simple, voire argotique, pour faire plus vrai"... Je déteste ce genre de fausses vérités. Et malheureusement, j'ai trop ouvert de livres confondant romance ou érotisme avec pornographie, ou bien criblés de mots grossiers à tout va (dans la narration comme dans les dialogues) pour apprécier encore la romance contemporaine. Aujourd'hui, nous n'avons donc plus le choix ? Tout le monde doit se montrer désenchanté et grossier, parce que nous sommes au XXIème siècle ?

     

    Ce n'est pas très représentatif de la population actuelle, et en souhaitant s'affranchir de codes antérieurs jugés trop naïfs, cette littérature recrée des clichés tout aussi fallacieux, parce que trop extrêmes.

     

    Bref. Pour en revenir à la romance historique, mon genre favori, je trouve qu'explorer des époques différentes au travers d'histoires d'amour peut être à la fois intéressant et très divertissant. 

     

     

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  • Les relations familiales La romance n'est pas seulement une histoire d'amour entre deux personnages : la littérature sentimentale, comme son nom l'indique, repose sur les sentiments des personnages, leurs ressentis, leurs émotions. Le sentiment est placé au centre du récit, tout simplement. Et bien souvent, des relations familiales compliquées viennent s'ajouter à l'intrigue amoureuse.

     

    C'est là l'occasion d'approfondir des personnalités différentes, au sein de schémas familiaux parfois complexes. Pas trop, bien entendu... Car dans la romance, les choses doivent rester compréhensibles et les problèmes trouver une solution - la plupart du temps ; parfois, on peut aussi laisser quelques nœuds non résolus, ce qui fait plus réaliste.

     

    Au sein de mes romances, j'ai déjà expérimenté des relations familiales difficiles vécues par l'un ou l'autre de mes personnages, voire les deux. wink2 Des secrets de famille, des héros orphelins, en deuil ou pas, en rupture avec leur famille ou leur passé, rejetés par leurs parents ou leur fratrie, incompris par leurs proches, élevés par un autre membre de leur famille... Une fois créés mes personnages, j'aime beaucoup leur construire un passé un peu lourd et voir leurs réactions face aux événements que je leur envoie. Je dis "voir" et non "écrire", car en plus du caractère que je leur crée, j'assiste souvent à un phénomène plaisant, et assez courant : voir évoluer ses personnages spontanément. En se laissant guider par son instinct durant la phase d'écriture, on leur laisse libre court de se développer seuls, au fil du récit... Et c'est une expérience très agréable !

     

    En tant que lectrice également, j'aime assez les romances émaillées de relations familiales conflictuelles. Il faut, par contre, que les conflits en question ne soient pas trop anachroniques (pour les romances historiques, mon genre de prédilection), sinon je me bloque, et j'ai ensuite beaucoup de mal à terminer ma lecture...  

     

    Voici d'ailleurs quelques titres que j'ai appréciés, où les rapports familiaux jouent un rôle important :  

    - Les quatre filles du docteur March, de Louisa May Alcott.

    - Une fée à Glade of Oaks, d'Amanda Bayle.

    - Les Insoumises t. 1, Audrianna, de Madeline Hunter.

    - L'héritier de Shlebourne, d'Anne Herries.

    - La fausse mariée, de Margareth Moore.

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