• L'auto-édition peut-elle être un choix ?

    Pour moi, ce fut un choix, dont voici les principales raisons.

    L'auto-édition peut-elle être un choix ?  

    Vous l'aurez compris, j'écris sous un pseudo. ^^ 

    Pour une raison toute simple : je publie depuis mes dix-sept ans toutes sortes d'écrits, bien éloignés de la romance, et je voulais séparer mes deux activités. Sous mon vrai nom, j'ai publié avec différents éditeurs, et je me suis aussi essayée à l'auto-édition papier, lorsque le numérique n'existait pas encore... Donc, j'ai acquis un peu d'expérience en la matière - et j'ai pu juger de tous les avantages et inconvénients qu'il peut y avoir à travailler avec un éditeur.

     

    Aujourd'hui, on entend souvent des mots dépréciateurs, pour parler de l'auto-édition. "Petits auteurs", "livres qui ne se vendent pas", "n'a pas trouvé d'éditeur"... C'est bien dommage, car cette attitude méprisante auto-programmée pour tout ce qui est issu d'une démarche autonome est trop restrictive.

     

    Pour moi, l'auto-édition est un choix. Après toutes ces années sous contrats éditoriaux, j'avoue avoir ressenti un besoin viscéral d'indépendance : pouvoir écrire en liberté, sur les thèmes que j'affectionne, pouvoir choisir le titre et la couverture de mon livre, sa date de parution... Une bouffée d'oxygène, en quelque sorte.

     

    Alors, j'ai sauté le pas. J'ai pris mon courage à deux mains, et j'ai écrit de la romance, enfin, de la romance historique comme j'aime tant... J'ai écrit sans contraintes. Puis, j'ai lancé mon premier roman sur internet, comme ça, pour essayer. Et j'ai très vite constaté la non-véracité des clichés habituellement colportés sur l'auto-édition numérique... "Petit auteur", oui, mais mes livres se vendent, très bien même, et s'ils n'ont pas d'éditeur c'est que je n'ai pas souhaité leur en donner un.

     

    Alors oui, l'auto-édition peut aussi être un choix réfléchi, et non par défaut ; un choix conscient des difficultés. Parmi celles-ci, la mise en page et l'orthographe, bien entendu... J'essaie de proposer des romans aussi exempts de coquilles que je le peux, quitte à remettre mes fichiers corrigés en ligne lorsque je m'aperçois de la moindre erreur. Mais errare humanum est... S'auto-éditer, c'est travailler tous les jours à s'améliorer. smile

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Mardi 18 Novembre 2014 à 11:36

    Merci pour cet article ! Il serait bon en effet de ne pas associer automatiquement "Auto-éditions" à "peu ou pas de ventes". C'est effectivement un bon moyen d'être libre. Par contre reste le choix de l'auto éditeur à faire, ce qui n'est pas facile...

    2
    Marie
    Mardi 18 Novembre 2014 à 14:13

    Ton article m'interpelle car, depuis peu, je me pose beaucoup de questions sur la suite à donner à mes écrits. Mes deux dernières  romances historiques, publiées chez deux éditeurs différents ont fait un flop. Ces deux éditeurs, pourtant spécialisés dans le genre, n'ont pas fait grand-chose pour les mettre en avant. D'où ma tentation de tester l'auto-édition pour mon histoire en cours. Mais indépendamment du contenu, ne faut-il pas déjà avoir une bonne base de lecteurs pour espérer une visibilité sur Amazon?        

    3
    Mardi 18 Novembre 2014 à 14:27

    Merci pour ton message, Marie.

    Pour répondre à ta question, il est certain qu'une base de lecteurs est un avantage très important pour le lancement du livre, vu que le nombre de ventes et aussi les commentaires des lecteurs influent directement sur la visibilité du livre dans le catalogue Kindle. Mais si tu as déjà publié deux titres chez deux éditeurs différents, tu dois déjà avoir une communauté de fans, même petite ? A moins que tu publies avec des pseudos, des noms différents ? Sinon, à titre d'exemple, mon premier roman publié sur Amazon n'a bénéficié d'aucune publicité à sa sortie, et d'aucune vente dans le cercle amis-famille vu que je n'avais pas révélé mon pseudo ; pourtant, il s'est bien vendu également. C'est plus difficile de parvenir à être visible, plus long surtout... Mais rien n'est impossible !

    Quelle que soit ta décision, bonne continuation pour la suite et félicitations pour tes titres.) (Peux-tu me donner les titres ? Je suis une grande curieuse) ;-)

    4
    Marie
    Mardi 18 Novembre 2014 à 15:34

    Oui, les commentaires sont importants et je n'en ai pas beaucoup (je ne suis pas la seule d'ailleurs.) De plus, mes fans sont éparpillés, vu que je publie dans des genres différents, toujours avec le même pseudo.

    A mon avis, il n'y a pas de règle. Mes textes les plus vendus n'étaient pas les meilleurs, j'ai été étonnée. Pour la romance historique, certaines périodes plaisent davantage et j'ai peut-être tendance à privilégier l'Histoire à la relation amoureuse qui est à la base de la romance.

    Les titres dont je parlais sont: "Les deux visages de l'amour" chez Laska et "La fiancée du tsar" chez Sharon Kena: deux petits éditeurs; trop petits sans doute.

    En tout cas, je suis contente de pouvoir échanger avec toi, les auteurs francophones écrivant dans le genre n'étant pas légion.  sarcastic

           

    5
    Mardi 18 Novembre 2014 à 15:53

    C'est bien vrai, c'est très agréable de pouvoir discuter avec toi d'écriture et d'édition !

    Il est vrai que des genres différents peuvent brouiller les pistes pour les lecteurs, c'est pour cela que j'ai choisi un pseudo pour mes romances ; en plus, c'était plus clair dans ma tête, comme ça. wink2 Je ne connais pas trop ces éditions, mais après tout rien ne t'empêche de te lancer en solo pour un roman ou deux... C'est une autre expérience à mener. (Si besoin, n'hésite pas à me contacter pour discuter détails, mise en ligne, etc.)

    A bientôt, j'espère !

    6
    Marie
    Mercredi 19 Novembre 2014 à 11:42

    Un sujet intarissable!!!!

    Je publie déjà sous pseudo depuis 2011; alors, un autre pseudo... Au secours! 

    Peu de gens connaissent ces éditons, voilà le problème. 

    Je pensais d'abord faire l'essai avec une nouvelle, et oui, je n'hésiterai pas à te demander des conseils puisque tu me le proposes si gentiment. 

    Bonne journée et bonne écriture! 

    7
    Vendredi 5 Décembre 2014 à 10:04

    Je suis à deux doigts de me lancer dans l'auto-édition, me manque plus que la santé pour pouvoir faire ma demande à ma hiérarchie pour créer mon auto entreprise, car sauf erreur de ma part, il faut bien passer par là. J'ai deux romans de prêts, pas dans le même genre que vous deux (je ne suis pas exclue pour autant, hein ? oops), et un troisième qui ne va pas tarder à être prêt, et un quatrième dans ma tête !

    8
    Vendredi 5 Décembre 2014 à 10:12

    Bien sûr que tu seras la bienvenue parmi nous, Sevy ! cool Tu es productive, dis donc. Dans quel genre écris-tu ?

     

    Pour la déclaration d'activité... vaste programme ! En fait il n'y a pas encore de règle établie car l'auto-édition numérique a créé des situations bien particulières. D'après ce que j'ai pu glaner ici ou là, chacun gère de son mieux en attendant une ligne de conduite bien définie pour les auteurs auto-édités. Personnellement, c'est l'auto-entreprise qui me paraît la possibilité la plus logique, en effet. Mais tu peux aussi commencer à publier, et créer ton auto-entreprise par la suite, dans les mois qui suivent...

     

    Bon courage en tous cas, et à bientôt !

     

     

    9
    Vendredi 5 Décembre 2014 à 10:18

    Oui, mais si je publie, je fais du commerce, non ? Comment je déclare mes bénef ?

    Mon genre ? J'écris de la romance (aïe, contemporaine !) mais toujours avec en arrière  plan un sujet de société. Mon premier roman est sur l'arrière plan du divorce et des difficultés de l'adolescence, mon deuxième (déjà publié mais en édition limitée), c'était sur le Cameroun, pays qui m'est cher, et les difficultés du déménagement, le troisième sur la différence (religion, pays, langue, je n'ai pas précisé exprès), le quatrième sera sur la solitude des personnes âgées.

    10
    Vendredi 5 Décembre 2014 à 10:29

    Ah mais je suis curieuse, je lirai tes romances contempos avec plaisir ! wink2 J'aime bien l'idée que tu abordes des thèmes plus vastes, des sujets de société.

     

    C'est très compliqué... Ce ne sont pas des bénéfices commerciaux, car ce n'est pas seulement de la "vente" mais de la "création" (ça se rapproche plus des professions artistiques, à ce que j'ai compris). D'après ce que j'ai pu voir sur le net au gré de mes recherches, ce ne sont pas des droits d'auteur (les DA ce n'est que pour les bénéfices qui te sont payés par un éditeur, qui de son côté déclare déjà les sommes), mais des BNC. Par contre, attention ! Il ne faut pas te déclarer "éditeur" (donc bénéfices commerciaux) si tu ne publies que tes propres livres, car tu vas crouler sous les charges ! Là, deux options... Si tu n'es pas salariée, déclaration à l'Ursaff ; si tu es salariée par ailleurs, tu peux aussi ajouter simplement la somme de tes bénéfices à ta déclaration d'impôts en "traitements et salaires".

     

    Je te résume ce que j'ai retenu, en gros. C'est toujours un peu flou pour moi, et je suis encore en train de chercher ce qui convient le mieux à ma situation... Je serais intéressée que tu me tiennes au courant de tes propres recherches, ça m'aidera peut-être à prendre ma décision.

    11
    Vendredi 5 Décembre 2014 à 10:36

    Oh la la, tout ce que tu me dis m'embrouilles plus. Un petit tour aux impôts, tu crois qu'ils pourraient m'éclairer ?

    Si tu veux, tu peux lire le début de mon deuxième roman sur mon blog Ici et le premier (que j'ai écrit quand j'avais une vingtaine d'années   (il y en a moins à lire, je commence juste à le mettre !)

    12
    Vendredi 5 Décembre 2014 à 10:39

    Je pense que les impôts ne pourront pas te renseigner sur la meilleure option pour déclarer les charges sociales... Mais tu peux essayer, pourquoi pas ?

     

    Merci pour les liens, je vais voir de ce pas.  

    13
    Dimanche 22 Mai 2016 à 23:11

    Coucou, je trouve ça super de défendre l'auto-édition ! Étant un peu jeune, j'ai signé chez une maison d'édition et je regrette de ne pas disposer librement de mon livre pour assurer la partie marketing... Je pense que c'est encore plus dur de s'essayer à cet exercice déjà compliqué si l'on se frotte à des limites (au niveau des promotions, de la publicité,...). La prochaine fois, j'essaierai sûrement l'auto-édition, même s'il est vrai que c'est un peu effrayant de tout faire seul ! En tout cas bravo pour ta réussite, je pense que tu es un exemple pour les jeunes auteurs de romance francophone !

      • Lundi 23 Mai 2016 à 08:46

        Merci beaucoup Anaé, c'est gentil ! J'ai vu que tu écris de la romance aussi : bravo pour ta première publication ! C'est bien aussi de commencer par publier avec un éditeur, et d'expérimenter les deux modes de publication. C'est aussi la liberté qui me plait dans l'auto-édition, mais travailler avec un (bon !) éditeur est aussi très enrichissant. Je te souhaite bon courage pour tes futures publications, et bonne continuation dans tes écrits ! Bises.

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